Origine de l’enterrement de vie de célibataire

L’enterrement de vie de célibataire, toute une histoire ! Striptease, saut à l’élastique, hammam, karting ou autres jeux à boire … Aujourd’hui, les formules sont nombreuses pour enterrer sa vie de jeune fille ou de garçon ! Il y en a pour tous les goûts, tous les âges, et tous les genres. Pourtant, à l’origine de ce moment festif qu’est l’enterrement de vie de célibataire, il s’agissait uniquement d’une cérémonie entre  garçons. Zoom sur les origines et évolutions de l’EVG EVJF.

A l’origine, une histoire entre garçons

Repas d'enterrement de vie de garçon

Repas d’enterrement de vie de garçon

D’abord réservé à la gente masculine, l’enterrement de vie de célibataire remonte, semble-t-il, au XVIIIe siècle. A cette époque, les activités n’étaient pas les mêmes, mais l’esprit y était déjà. La cérémonie consistait essentiellement en un repas entre amis dans l’auberge du village (ou du village voisin si l’on craignait d’être reconnu après des débordements). C’était le « dîner d’adieu » : beuverie, vaisselle cassée, tapage nocturne. Simple, efficace. Puis, l’homme profitait d’une ultime fois des services d’une autre femme, le plus souvent dans des maisons closes, avant de retrouver sa belle…

Enterrer un cercueil comme symbole

A cette version un peu frustre s’ajoutait aussi parfois une charge symbolique qui donne son sens à l’expression « enterrement de vie de garçon ». En effet, pour « tuer » en lui l’homme qui avait commis des erreurs, pour faire fi du passé, le futur marié était au centre d’un sacrifice rituel. Il simulait la mort tandis que ses amis chantaient la messe des défunts en traînant un cercueil dans les rues. Ce cercueil était parfois même enterré (vide, rassurez-vous) ou jeté à l’eau dans une ambiance de service funèbre.

… et du côté des filles ?

De son côté, la jeune fille, jusqu’au XXe siècle, s’en tient à une collation entre amies. Au domicile de ses parents, la future mariée prend congés de ses proches dans une version beaucoup plus soft du repas d’adieu. Au fil du temps, des jeux s’organisent autour du thème du mariage. Et ce n’est que dans les années 1970, avec l’évolution de la condition féminine, que l’enterrement de vie de jeune fille prend la tendance qu’on lui connaît aujourd’hui.

« L’enterrement de vie de jeune fille a été inventé il y a quelques années et renvoie à la nouvelle condition féminine», explique la sociologue Martine Segalen. «Les filles jouissent d’une même liberté sexuelle que les garçons, alors elles célèbrent aussi la fin du vagabondage amoureux avant de s’engager. C’était inutile autrefois quand la jeune fille supposée vierge passait de la maison familiale à celle de son mari. »

Les enterrements de vie de célibataire de nos jours

combat-de-sumo-evjfDe nos jours, l’image que renvoie les films sur les enterrements de vie de célibataire n’est sans doute pas la meilleure. Souvent dans le débordement (Very Bad Trip), ou bien pire d’ailleurs (Very Bad Thing), il faut pouvoir passer une journée, un week-end ou une semaine inoubliable mais dans le bon sens du terme !

C’est ainsi que les groupes d’EVG et les groupes d’EVJF se retrouvent parfois en fin de soirée pour fêter ensemble l’engagement des futurs mariés. Et l’égalité des sexes prend sa part belle dans l’histoire ! Cela dit, on murmure que les filles seraient plus originales et fantasques que les garçons quant à l’organisation de l’enterrement de vie de célibataire

A bon entendeur…

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